
Ce qui est bien quand on est blogueuse, c’est que l’on a droit à quelques privilèges. Comme celui d’assister à un défilé avec tout ce que Paris compte de beautés, de mannequins, d’actrices, de starlettes, mais aussi de recevoir toute la collection Natalia pour Etam en direct à la maison.
J’ai donc reçu un énorme paquet un soir avec pour mission de repérer les incontournables de la collection, de craquer sur tout, mais de tout renvoyer aussi sec à la dame de Etam, qui avait bien pris soin de ne rien m’envoyer dans ma taille. Pas folle la guêpe, elle a bien fait !
C’est pas tout ça, hop, je m’y mets !
Première étape : tout répandre sur mon lit, ma jolie couette immaculée est bientôt recouverte de délicieuses petites choses à cerises, à pois, en dentelles, en crochet, dorées, satinées… Bonheur !
Deuxième étape : résister à l’envie de me rouler dans toute cette glamouritude ainsi étalée. Mon chat étant beaucoup moins bien élevé que moi, il plonge directement la tête dans un corset. Coquin !
Troisième étape : se laisser surprendre même après avoir déjà vu la collection défiler au Ritz le 25 janvier dernier.
Je connais la petite histoire de la collection, qu’elle a été inspirée par les femmes les plus remarquables du paysage cinématographique des 60 dernières années, et il pique gravement ma curiosité, ce bel hommage à l’infinie féminité.
Marilyn Monroe, Audrey Hepburn, Elisabeth Taylor, Jane Fonda, Brigitte Bardot, Romy Schneider, les qualificatifs ne manquent pas quand il s’agit de définir ce qu’évoquent ces femmes d’exception : glamour, beauté, élégance, sensualité… Et l’idée de tout ça et juste là, devant moi.
Parce qu’à chaque icône, une mini-collection et une idée forte pour la construire :
pour Marilyn, le sexy du satin et le savant négligé, pour Audrey, la fraîcheur du coton blanc imprimé cerises, pour Elisabeth, l’impériale dentelle pourpre, pour Jane, les maillots très hot savamment échancrés, pour Brigitte, les romantiques jeux de crochet, pour Romy, les joyeux imprimés 70’S….
Quatrième étape : se rêver dans un petit balconnet au délicat plissé, imprimé cerises, dans un micro short satiné ivoire, dans un triangle en dentelle pourpre et adorer.
Cinquième étape : extraire le chat de son nouveau corset, tout remballer et vous en parler. C’est fait !
La mode est un perpétuel recommencement. Cet adage, souvent utilisé pour parler du prêt-à-porter, s’applique aussi et plus que jamais cette saison à la lingerie. Guêpières, porte-jarretelles et autres culottes hautes investissent les podiums et redonnent ses lettres de noblesse à l’éternel féminin. Le vent de glamour d’une Marylin souffle sur les penderies et l’audace d’une Betty Page pimente nos tiroirs à lingerie. Timides s’abstenir....
Jamais en retard d’une tendance, Etam propose dans sa collection printemps-été 2010 de nombreux modèles rétro, alliant avec brio élégance et sensualité. Passage en revue des plus belles pièces, à choisir selon votre humeur et le rôle que vous voulez jouer...
Glissez vous dans la peau d’une courtisane ! Avec sa teinte poudrée et ses détails d'inspiration broderie, cet ensemble incarne à merveille le raffinement de l’esprit boudoir...

Jouez les baby-dolls avec ce bloomer rose tendre à petits noeuds...

... ou réveillez la femme fatale qui sommeille en vous, grâce à cet ensemble strassé agrémenté de porte-jaretelles

Misez sur l’élégance intemporelle de la dentelle noire...

Ou transformez vous en pin-up, en optant pour les pois fifties et les volants affriolants !

Par Sarah Altaras
Les people les plus en vue étaient tous réunis lundi soir au Ritz pour assister au défilé Etam lingerie. Petit tour d'horizon des personnalités présentes...
De gauche à droite : Marina Hands, Mélanie Laurent, Natalia Vodianova, Audrey Marnay, Benjamin Eymere et Victoire de Pourtales :

Charlotte de Casiraghi, Eva Herzigova, Gaspar Auge du groupe Justice, Marie Josée Croze avec Julie Depardieu et Marina Fois, Micky Green

Alice Dellal, Nora Arzeneder et Ora Ito, Olivier Dahan et Romain Duris, Rosy de Palma, Zoé Felix et Sonia Sieff


Crédit photo Benjamin Boccas
Lundi soir, nous étions invitées avec mes complices en tant que blogueuses over méga top influentes au défilé de la dernière collection de lingerie dessinée par Natalia Vodianova pour Etam. Au Ritz.Evidemment, j'ai commencé par faire des bonds de joie à la limite de l'hystérie (limite, j'ai dit. Je sais me tenir, quand même !). Imaginez un peu l'équation : défilé, people, palace... Mais ça, c'était AVANT de voir de quoi il retournait vraiment !
20h : le taxi me dépose devant le Ritz. Une effervescence certaine règne sur le parvis du palace à quelques minutes du défilé. Les gens sont beaux, ultra lookés. Je me sens moyen à l'aise dans mes bottines fashion tellement pas victimes qu'elles paraissent bien pâlichonnes à côté des exubérances que je vois ça et là. Qu'à cela ne tienne, j'ai un boulot, moi, dans la vraie vie. Je n'ai donc pas passé la demi-journée à me pomponner en vue d'un défilé de 12 secondes 30, tssss. (J'ai juste passé la nuit à tenter de faire mon choix entre l'option robe/blazer ou jean/blazer mais ça, on est d'accord, ça ne compte pas).
Toute à mes considérations de haut vol, je loupe presque Romain Duris, à quelques centimètres de moi. Romaaaiiiiiinnnnn !!!!! Rester digne, surtout. Ca doit être tellement, tellement pénible, ces groupies décérébrées et hystériques. M'en fous, c'est Romain Duris quoi. Je me jette à ses pieds et entreprends de les lui baiser quand le vigile m'arrache promptement de là. Moins une et je me faisais jeter comme une malpropre avant même d'avoir pu pénétrer le sacro saint palace parisien. Pfiou.

Je pénètre bon gré, mal gré à l'intérieur. Alexa Chung, Mademoiselle Agnès, Mélanie Laurent (toute petite ! Et tellement belle) m'entourent. J'ai envie de les prendre dans mes bras pour leur dire que je les aime, moi aussi. Au lieu de quoi, je reste étonnamment digne, concentrée que je suis à ne pas me vautrer dans l'escalier. C'est qu'on a pas des vies faciles, perchées sur des bottines fashion pas victimes MAIS malgré tout pourvues d'un talon digne de ce nom. Un parterre de photographes cueille les invités en bas des marches. Les flash crépitent, la lumière danse et aveugle les quidams.

On pénètre dans la salle. Majestueuse, imposante. Bondée. Le métro à l'heure de pointe, vous voyez ? Bon, eh bien laissez moi vous dire que c'est petit bras à côté de la foule que je dois fendre. Je joue des coudes à qui mieux-mieux et me faufile vers ma place, à l'avant dernier rang : l'honneur est sauf ! Les photographes se jettent littéralement et successivement sur le moindre people... Et du people, croyez-moi, il y en a plus que dans un numéro de ''Voici''. Je décide finalement de renoncer à ma carrière de star, tout cela me paraît bien trop contraignant.
Les lumières s'éteignent alors. Le premier mannequin entre en scène. Oh-mon-dieu. Cette fille n'est pas humaine ! Elle pèse à tout casser 27 kilos toute mouillée et à qui plus est l'outrecuidance de faire un bon 95D. Il fallait me le dire, que c'était un défilé à thème, je serais venue déguisée en tige moi aussi !
Le ballet se poursuit. A mon corps défendant, je ne vois rien des pièces pour lesquelles je suis sensée assister au défilé, trop occupée que je suis à jouir du spectacle qu'offre la salle : Béatrice Dalle s'en grille une nonchalamment. Zoé Félix se gausse plus ou moins discrètement avec Audrey Marnay. Nora Arnezeder est VRAIMENT une bombe. Et avec ça, elle a l'air ultra sympa. Evidemment. Julie Depardieu a un look improbable qui la rend terriblement attachante. Mélanie Thierry et Elisa Tovati semblent un chouïa blasées.

Je shoote à qui mieux-mieux ce parterre incroyable avant de voir qu'Alexa Chung, la divine, m'observe d'une façon peu amène. Fruit de mon imagination ou pas, je fais alors semblant de shooter les mannequins et les tenues et non pas les people, pfff, évidemment, what else ?! Les jambes de toutes les stars font une sacrée concurrence à celles des mannequins. Je suis impressionnée de voir à quel point toutes ces femmes sont encore plus menues qu'elles n'y paraissent... Et pour la peine, je décide cette fois de renoncer à la grande carrière qui s'offrait à moi à la télé, je n'ai aucune envie d'avoir l'air d'un bibendum à l'écran. Non, n'insistez pas, c'est comme ça.
Natalia s'avance enfin sur le catwalk et je comprends que le défilé est terminé. Moment de flottement avant qu'une autre apparition, et non des moindres, clôture le spectacle : Charlotte Gainsbourg herself est venue taquiner le micro. Les lumières se rallument. Le brouhaha reprend ses droits. Je décide de me joindre à l'after organisé à l'hôtel d'Evreux pour boire et oublier que je mesure un mètre moins 12 et que ma carrière de people est officiellement terminée.
Ah ça pour sûr, on a pas des vies faciles !
Deedee
www.deedeeparis.com
25 janvier, - 4 degrés, place Vendôme... Une foule se masse devant l’entrée du Ritz. Béatrice Dalle fait son apparition, suivie par Mélanie Thierry. Le ton est donné, résolument people, résolument glamour. Et pas question de franchir la porte du Saint des Saints sans y avoir été préalablement convié. La sécurité veille au grain, seuls les happy few ont droit de cité. « Derrière toi, derrière toi je te dis !» souffle une jeune femme à l’amie qui l’accompagne, le regard lourd de désir et d’admiration. Romain Duris arrive. Le gadjodilo n’a pas changé, tout en charme et en désinvolture.
Derrière la porte... La descente des escaliers menant à la piscine du Ritz ressemble à s’y méprendre à la montée des marches cannoises. Les stars y défilent et les photographes jouent des coudes, pour tenter de glaner un visage, un sourire, un regard. Dans la salle du défilé, point de piscine mais une foule agitée autour du catwalk. Les flashs crépitent sur Eva Herzigova, qui arbore «le plus beau rouge à lèvres de l’assistance» selon la costumière Narimah Jalaludin. Rosi de Palma et Marina Hands sont elles aussi très sollicitées. Les photographes sont peu à peu priés de se tenir tranquilles. Une retardataire regagne furtivement le premier rang. Les lumières s’éteignent, le show commence.

On the catwalk... Les mannequins défilent tête haute, accompagnées dans leur élan par la pop de Cocosuma, les guitares de Phoenix et la voix suave de Scarlett Johansson. Elles présentent d’abord la nouvelle collection Etam lingerie, puis les pièces dessinées par la sublime égérie d’Etam, Natalia Vodianova. Les créations rivalisent d’élégance et d’originalité. Les ensembles sont accessoirisés de perles, de tulle, de plumes et de velours, des matières nobles, précieuses, pour des créations qui le sont tout autant. Natalia Vodianova fait son entrée, toute de noir vêtue. Simple, sobre, élégantissime. On sent le top dans son élément, rayonnante dans sa collaboration avec Etam lingerie. Elle envoie un baiser à la foule et s'éclipse sous un tonnerre d’applaudissements.

L’invité surprise... La soirée se poursuit par un concert. Les rumeurs sont allées bon train toute la journée pour tenter de connaître le nom de l’artiste qui se produirait à la fin du défilé. Au bout du catwalk, le rideau Etam se lève et une voix familière se fait entendre ... celle de Charlotte Gainsbourg, pour le plus grand bonheur des invités présents. Elle interprète quelques titres de son nouvel album IRM et quitte la scène ovationnée.
Impressions... Les invités gagnent ensuite l’hôtel d’Evreux attenant au Ritz pour un somptueux diner... l’occasion de recueillir quelques impressions à chaud: « Très beau, j’ai hâte de voir la collection en boutique » s’exclame Julie Depardieu, avant d’ajouter, avec un naturel déconcertant : «Mais bon, pour le trikini, il va falloir faire gaffe aux bourrelets !». «Très joli, très raffiné. C’est le Victoria’s secret à la française», s’enthousiasme Dani Stahl, styliste pour le Nylon magazine new-yorkais. Le mot de la fin revient à Hedi Ferjani, sacré meilleur artiste contemporain de l’année par le New-York Times. Le designer ne tarit pas d’éloges sur la collection Natalia : «Qui mieux qu’une personne habituée à porter les vêtements des plus grands créateurs peut en dessiner ? Ses créations sont très réussies. Elle sait exactement ce que veulent les femmes.» Perspicace.
Par Sarah Altaras
The Rodeo, étoile montante de la scène pop-rock hexagonale, nous parle dessous. Coups de coeur et gadins lingerie, l'artiste, dont le premier album Music Maëlstrom sort le mois prochain, nous dit tout...